Ce printemps nous avons commencé à planter une forêt nourricière au Couvent, notre futur lieu d’accueil des stages. Aujourd’hui, on la regarde encore du dessus. Quand on s’y promène, c’est nous qui faisons de l’ombre aux arbres (ou presque) et non l’inverse ! Elle nous nourrit… de rêve, mais c’est déjà ça. Peut-être qu’avec les groseilles, cassis, framboises, rhubarbes… le rêve va gagner en saveur dans quelques semaines.

Pour le reste, on sera patient.


Le projet d’une forêt nourricière c’est de créer une ambiance forestière dans laquelle se développent de nombreuses plantes aux fruits comestibles. Le but, c’est de se nourrir en cueillant au gré des promenades ce que la forêt nourricière nous offre. La densité de plantation permet de protéger les plantes des aléas climatiques. L’objectif est d’obtenir un couvert qui freine les adventices et qui protège le sol de l’érosion. La qualité du sol est améliorée par la décomposition des feuilles. La clairière centrale devrait fonctionner comme “piège à chaleur” et permettre de planter des variétés qui, autrement, ne supporteraient pas notre climat nivernais. La clairière, c’est aussi un bon spot pour la sieste :+)

Nous tondons un chemin au milieu de ces arbres pour cheminer pieds nus.

En 2020, nous avons planté toutes sortes de variétés. En bordure, il y avait déjà une haie fruitière que nous avons évidemment conservée. Voici une liste (non exhaustive) des arbustes présents aujourd’hui : 

airelle

 

amélanchier 

 

arbre aux faisans (leycesteria formosa)

 

argousier

 

artichaut

 

aubépine (crataegus mongyna)

 

bourdaine

 

cassis

 

chalef à grandes feuilles

 

chalef à petites feuilles

 

cognassier

 

cornus mas (cornouiller mâle)

 

cornus sanguines (cornouiller sanguin)

 

eleagnus angustifolia

 

framboisiers

 

fusain d’Europe

 

genêt

 

griottier (prunus cerasus)

 

groseillier blanc

 

groseilliers à maqueraux 4/5 branches

 

groseilliers rouge

 

hippophae rhamnoïdes

 

noisetiers 

 

physalis

 

poivrier de Sichuan

 

prunus avian

 

prunus mahaleb

 

prunus spinosa (prunelier)

 

rhubarbe

 

rosa carmina (églantier)

 

sorbier des oiseleurs

 

sorbus aria (alisier blanc)

 

sorbus aucuparia

 

sureau à grappes (sambucus racemosa)

 

sureau noir (sambucus niera)

 

trogne commun (ligustrum vulgare)

 

viorne d’hiver Dawn

 

viorne fourchue (viburnum furcatum)

 

Bien sûr, ce qui fait l’intérêt majeur de la forêt jardin, du moins ce qui lui donne son caractère forestier, ce sont les grands arbres. Voici la liste des arbres que nous avons plantés (ceux-ci ont une majuscule, allez savoir pourquoi!) : 

 

Acacia 

 

Asiminier semis sélectionné Hichoka (lui, il est encore en pouponnière car il a du mal à s’acclimater)

 

Carangana arboresens                                 

 

Chataignier bouche de bretizac 6/8 pot 25L: 57

 

Chêne

 

Cormier

 

Douglas

 

Figuier 

 

Figuier 

 

Figuier sanglo

 

Ginko biloba

 

Mûrier blanc

 

Noyer

 

Pêcher                                     

 

Plaqueminier

 

Poirier

 

Poirier

 

Poirier

 

Pommier

 

Pommier

 

Pommier

 

Pommier

 

Pommier

 

Pommier

 

Porte greffe merisier

 

Prunier

 

Févier d’Amérique (gleditsia triacanthos)

 

Et puis aussi beaucoup de plants « structurants » qui ne sont là que pour créer l’ambiance forestière et pour occuper le sol en attendant que les essences fruitières se développent :

bouleau

bardane

charme

hêtre

 

Si vous voulez en savoir davantage sur la philosophie de la forêt gourmande, appelée par certains jardungle, forêt comestible, forêt fruitière, forêt gourmande, nous vous conseillons ces ouvrages :

 

 

 

Il y a aussi des vidéos intéressantes dans lesquelles s’exprime Martin Crawford.

 

 

 

 

 

A suivre…

 

 

Focus : l’Acacia jaune (carangana arborescens)

C’est un arbre remarquable pour les caractéristiques suivantes :

– il favorise la biodiversité, l’acacia jaune accueille la nidification de nombreux oiseaux, dont le colibri;
– il contrôle l’érosion : son système racinaire endigue l’érosion des sols et permet donc de stabiliser naturellement certains terrains.
– il améliore la structure du sol.
– il est fixateur d’azote : l’acacia jaune crée son propre azote grâce aux micro-organismes présents dans ses racines. L’excès qu’il produit profite à ses plantes compagnes.
– il est ornemental et parfumé : on apprécie la fragrance de ses petites fleurs jaunes et on admire ses feuilles à la teinte vert — clair qui semblent virevolter au vent. Il est souvent placé à côté d’un lilas pour créer un contraste de couleur.
– il est mellifère : les insectes et surtout les abeilles raffolent de son nectar.

Comment/pourquoi l’utiliser ?

– en haie brise-vent : l’acacia jaune grandit suffisamment vite sans être trop grand pour être utilisé en brise-vent efficace en bordure des vergers.
– comme fourrage animal : les poules aiment beaucoup les gousses et les pois de l’acacia jaune. Des études ont été faites pour tester son usage dans l’alimentation des moutons, chèvres, cerfs, rennes et chameaux. Nous, on se contentera d’en donner aux poules :+)
– comme accueil de biodiversité : l’accueil des insectes est un atout près d’un potager pour assurer la pollinisation des fleurs (cucurbitacées etc.. ) et des fruits.

Comestibilité de la plante

– Gousses : les jeunes gousses peuvent être mangées crues ou cuites en été.
– Pois : historiquement, l’arbre à pois était beaucoup plus utilisé pour l’alimentation qu’aujourd’hui. La gousse renferme 3 à 4 pois qui peuvent être mangés crus ou cuits quand ils sont jeunes. Ils peuvent aussi être séchés, grillés et utilisés comme pois secs à cuisiner après les avoir fait tremper toute une nuit dans l’eau. Ils contiennent 50 % de sucre, 12 % d’huile et 36 % de protéines et ont un goût doux-amer.
– Fleurs : elles peuvent agrémenter une salade verte en y apportant une touche de couleur fantaisiste.

Le miel d’acacia est très fruité ce qui lui vaut d’être classé parmi les meilleurs.

Qualités médicinales

La plante est utilisée dans des préparations pharmaceutiques utiles dans le traitement du cancer du sein et de l’utérus ainsi que pour certains dérèglements gynécologiques.

Le saviez-vous ?

La branche d’acacia est un emblème franc-maçon symbolisant l’amour divin. Lors d’une cérémonie permettant à un franc maçon de passer de la “passivité” à la “responsabilité”. Plusieurs questions lui sont posées et la réponse donnée à la troisième est « L’acacia m’est connu ».

infos recueillies notamment sur le site de permaculturedesign.fr que je remercie.

Focus : l’amélanchier

 

 

 

L’amélanchier à feuilles d’aulne est un arbuste élancé qui peut atteindre 5 mètres de haut et 3 mètres de large au jardin. Ses feuilles sont simples, caduques, dentées, de couleur verte. Elles prennent une splendide coloration automnale (jaune, bronze et rouge) avant leur chute.

 

 

 

Les fleurs d’amélanchier à feuilles d’aulne, assez éphémères (durent seulement quelques jours) s’épanouissent en avril. Elles sont blanches ou blanc crème et se rassemblent en grappes dressées, plus ou moins pendantes,relativement denses.

 

 

 

Les fruits d’amélanchier à feuilles d’aulne sont de petites baies, rondes (de la taille de ceux du cassissier, entre 0,5 et 1,5 cm de diamètre), rouges ou noires. Ils sont issus de la fusion du réceptacle floral et de l’ovaire, et renferment une petite dizaine de graines. Ils sont juteux, sucrés, savoureux et parfumés. Riches en pectine, ils sont très adaptés pour confectionner les confitures, et même des gelées s’ils sont bien écrasés à froid.

 

 

 

Les différentes espèces végétales d’amélanchiers sont très appréciées par leur résistance, leur feuillage et leur floraison. C’est une plante ornementale, rustique, facile à cultiver, qui convient parfaitement aux petits et moyens jardins domestiques. Par ailleurs, ses belles fleurs précoces offrent un excellent milieu naturel au bon développement de plusieurs auxiliaires, notamment des syrphes si utiles pour maintenir en équilibre les populations de différents ravageurs.

 

 

 

Originaire d’Amérique du Nord et du Canada, l’amélanchier produit un fruit, nommé amélanche, très employé par les Amérindiens. Ils le récoltent avant son mûrissement, le sèchent et le réduisent en poudre, avant de le mélanger avec la viande et la graisse. Cette préparation, connue sous le nom du pemmican, a été utilisée par les tribus indiennes depuis des siècles. Elle est considérée comme un aliment de base, riche et nutritionnel, qui permet de survivre durant les longs voyages et les rudes saisons hivernales.

 

 

 

Propriétés médicinales et nutritionnelles des fruits d’amélanchier

 

 

 

Les baies d’amélanchier renferment des quantités relativement importantes de glucides (20% de saccharoses et 10% de sucres réducteurs), de protéines et de lipides. Elles sont, également, riches en fibres, en vitamine C, en magnésium, en fer, en calcium, en zinc et en vitamine A.

Comme les myrtilles, les amélanches auraient une activité anti-oxydante remarquable. Elles seraient notamment utiles afin de lutter contre le mauvais cholestérol et, ainsi, combattre les maladies cardio-vasculaires.

 

 

 

Une petite recette pour faire durer le plaisir et consommer plus tard ces délicieuses baies.

 

Raisins de fruits d’amélanchier :


Mêlez 250 ml (1 tasse) d’eau tiède à autant de miel bio. Recouvrez les fruits du liquide sucré et laissez macérer au réfrigérateur 24 heures. Égouttez les fruits et faites sécher au soleil ou dans un four à 50°C. Assurez-vous que les fruits sont très secs. Conservez dans un bocal bien fermé. Mangez nature ou ajoutez à vos gâteaux et muffins.

 

 

 

https://www.bio-enligne.com/potager/aromatiques-vivaces.html